Objectif-îles; les News 31 novembre - décembre 05

Les photos de notre navigation du Rio Dulce - Guatemala aux San Blas - Panama

Home
Vos hôtes
Le parcours de la navigation - 850 miles bien difficile
Du 25 novembre au 22 décembre 2005, nous nous faudra 1 mois pour parcourir les 850 miles du Rio Dulce aux San Blas. Une navigation difficile contre le vent et les courants avec une mer hachée en fond de Caraïbes. Une zone très exposée aux cyclones de fin de saison. Le cyclone Beta, fin septembre et la tempête tropicale Gamma mi-novembre auront causé bien des dégâts dans la région.
Le Honduras et les îles de la Bay
Le 25 novembre 2005, coucher de soleil sur le Guatemala. Alizé a retrouvé la mer pour une première escale devant le rivage de la presqu'île de Tres Puntas au Honduras.
Longeant la côte Nord du Honduras, nous naviguons de jour en parcourant 50 à 60 miles, la plupart du temps appuyé au moteur. Escale à la Baya Escondido. Une jolie baie sauvage bien protégée. Dommage que les eaux soient brunes en raison des alluvions charriés par les rios alentours. Nous redécouvrons le plaisir des barbecues en compagnie de 2 bateaux amis. Ty Hina, Gérard, Mireille et leur fils Loïc, qui terminent un long parcours de navigation. Voyage, avec Pascale et Philippe, qui retournent aux San Blas pour une nouvelle saison de charter.
Benjamin a retrouvé un grand copain, Loïc. La plage est belle, après l'avoir nettoyée.... 28 novembre 2005, mouillage dans la grande Baie de Puerto Este à l'Est de l'île de Utila. C'est là que nous faisons nos formalités d'immigration. Nous obtenons sans problèmes une autorisation de naviguer 30 jours au Honduras, sans frais, étonnant. Le village n'a pas de charme, peu de touristes. La baie n'est pas abritée des vents de NW à SW. Nous ne restons qu'un jour à Utila.
Le mouillage extérieur de French Harbour, au milieu de la côte Sud de l'île de Roatan, 32 miles à l'Est d'Utila. Entrée un peu délicate à travers des hauts fonds. La barrière de corail et deux îlots protègent parfaitement ce mouillage ventilé, tout proche des commodités du village. C'est un endroit idéal pour faire un gros avitaillement avant les prochaines grandes navigations. La marina de French Harbour Yacht Club. Accessible par un chenal profond. 2 pontons, 3 bateaux, un hôtel-restaurant au haut de la colline où on trouve aussi un grand super-marché, une banque et un shipchandler à peu près équipé. Un environnement de mangroves et de maisons sur pilotis. Un régal pour les moustiques et les nonos !!!
Les habitants sont très proches de la mer. Constructeurs de bateaux ou pêcheurs, mais l'environnement est vraiment pauvre, sans qu'il y ait de sentiment d'insécurité. La capitale Coxen Hole à 11 km à l'Ouest de French Harbour. Aucun problème pour s'y rendre en bus local, les "gua-guas". 26 Limperas la course = 1,3 US$, (1US$ = 20 L) ça vaut la peine pour l'environnement et les habitants très chaleureux.
Les contrastes étonnants qui se côtoient. Plusieurs fois par semaine, le port commercial de Coxen Hole accueille un ou deux paquebots qui déversent ses 3'000 touristes sur l'île. Une bénédiction financière pour une partie des habitants. Jamais nous n'avons vu une telle concentration de taxis. Malgré cela, à quelque distance des restaurants ou des boutiques d'artisanat, certains sont démunis et vivent dans des conditions bien difficiles.
L'île de Roatan est la plus grande des îles du Honduras. Elle offre de très beaux paysages tels que le lagon devant le resort de Fantasy Island, dans une vaste cocoteraie à proximité de French Harbour. Cela vaut la peine de faire le tour de l'île en voiture. La côte Nord présente sur toute sa longueur un lagon émeraude protégé par une barrière de corail offrant des passes à intervalle régulier. Mais cette côte est à faire vraiment par calme plat. à cette période de novembre, nous n'y avons pas vu de bateaux.
De nombreuses propriétés récentes sont construites sur les collines avec une vue imprenable sur la mer. La plupart des résidents sont américains. Le dollar est roi ici et le coût de l'immobilier aussi élevé qu'en Suisse. Parmi le peu d'offres hôtelières sur l'île, le complexe hôtel - restaurant - piscine - plage de sable blanc à Palmetta Bay Plantation sur la côte Nord est le plus remarquable.
Le 4 décembre, c'est déjà Noël au village de French Harbour. Au milieu de la population qui fait la fête, nous nous régalons les yeux de ces traditions locales qui viennent du froid.
Le 6 décembre 2005, arrivée au mouillage d'El Bight sur la côte Sud de l'île de Guanaja, 30 miles à l'Est de French Harbour Le mouillage d'El Bight est bien abrité derrière la barrière de corail, mais l'environnement n'est pas terrible. Vieux bateaux, épaves rouillées et toujours ces nonos, invisibles, mais qui piquent comme des moustiques.
Depuis El Bight, il faut se rendre en bateau au village de Guanaja Settlement pour se ravitailler. Village pittoresque, mais sale, construit sur une petite île dans le lagon avec ses maisons sur pilotis serrées les unes contre les autres. Les légumes sont magnifiques mais très chers. À 1 US$ le litre, on fait le plein de diesel en bidonnant avec nos jerricans.
Quelques miles à l'Est, le long de la barrière de corail, nous faisons un très joli mouillage devant l'îlot de Josh Cay sur lequel un petit hôtel - restaurant, le Graham's Place, a été construit. Des bassins fermés permettent d'observer la faune sous-marine, Benjamin s'éclate avec des centaines de bernard-l’hermite et les cocktails sont excellents.
Le 11 décembre 2005, nous passons notre dernier jour dans les îles du Honduras. Les bureaux de l'immigration étant fermés, nous ne ferons pas notre clearance de sortie du pays. À cette même date, plusieurs bateaux amis, dont Pingouin et Catimini sont en navigation sur le parcours vers Providentia dans des conditions difficiles. Nous partons le 12 décembre, sans regret, accompagné de Voyage en laissant derrière nous Ty Hina qui reste au Honduras.
Avec les eaux poissonneuses du lagon, il est facile de faire une petite pêche miraculeuse depuis le bateau. Rarement nous avons vu ça.
Les îles Colombiennes de Providentia et San Andres
Du 12 au 14 décembre 2005, nous parcourons les 360 miles qui nous séparent de Providentia. En effet, nous avons décidé de contourner le Cap de Gracias a Dios en passant à l'Est de la Caya Cajones et Alargardo. Cette navigation "around the corner" est difficile. Il y a plus de 150 miles plein Est, souvent face au vent, avant de pouvoir vraiment arrondir vers le Sud. Puis sur plus de 100 miles, les fonds varient entre 20 et 40 mètres et nous sommes à plus de 60 miles de la côte du Honduras qui a mauvaise réputation dans la zone. Finalement, en nous appuyant au moteur, nous mettrons 57 heures pour arriver au coucher du soleil à Providentia dont le chenal d'entrée est parfaitement balisé et éclairé pour une arrivée de nuit.
La grande Baie de Providentia, sur la côte Ouest. Un abri parfait. La capitania del puerto nous accueille très chaleureusement. Le capitaine Hermann Guzman nous raconte l'histoire de Providentia. Tous les galions en provenance de Carthagène s'y arrêtaient en raison des sources d'eau douce de l'île. Repaire de pirates, tel Morgan, l'île a été tour à tour anglaise, française et espagnole, pour finir colombienne. Les habitants, aussi bien noirs que blancs, parlent couramment 2 langues. Nous ferons la clearance avec le seul agent maritime, le senior Bush, qui s'occupe de tout.
Vue depuis l'îlot de Santa Catalina. Avec le nombre de choses qu'il y a à visiter, nous regrettons de n'avoir pu passer que 2 jours à Providentia. Le cyclone Bêta a frappé l'île de plein fouet en octobre. Il y a eu 105 nœuds de vent ici. Les dégâts sont visibles de partout.
Tour de l'île à moto pour 20 US$ (1 US$ = 2'000 pesos). L'une des belles plages de la côte Ouest devant l’hôtel restaurant Miss Mary. Le tourisme est peu développé, seuls quelques hôtels modestes sont situés près des 2 plages de l'île. Providentia c'est une île romantique qui inspire les artistes contemporains. Nous avons fait une jolie acquisition auprès de cette charmante femme originaire de Bogota.
Le 16 décembre 2005. 60 miles au Sud de Providentia, changement de décors à l'arrivée à San Andres. Cette île colombienne est une zone hors taxe qui attire la classe aisée des touristes colombiens.
Nous mouillons devant le Yacht Club par 2mètres de fond. Le long chenal d'entrée au Sud-Est est parfaitement signalé, mais il faut absolument respecter la 1ère balise rouge. Beaucoup de touristes sur les plages de sable blanc situées à quelques minutes de la ville.
C'est bientôt Noël. La ville est joliment décorée. C'est la grande animation dans les rues. Chaque place offre un tableau naïf empreint de l'esprit latin
Autour de l'île, de belles maisons coloniales et le souvenir de la présence des pirates.
La grotte du pirate Morgan. C'est là, paraît-il que se trouve son trésor, inaccessible et protégé par l'eau saumâtre qui remplit le trou. Les rivages de l'île offre le spectacle des coulées de lave et de roches volcaniques érodées par le vent et les vagues.
Nous avons bien aimé le souffle du geyser à la pointe Sud de l'île. Un effet venturi provoqué par les vagues qui s'engouffrent dans une faille et ressortent une dizaine de mètres plus loin en créant un souffle d'une force stupéfiante. Le 20 décembre 2005 nous quittons San Andres après avoir fait un avitaillement complet en boissons et produits frais à de très bonnes conditions. Une réserve nécessaire en vue de notre séjour aux San Blas, 210 miles au Sud, qui n'offrent aucune facilité d'achat. Nous arriverons le 22 décembre 2005 au mouillage de Chichime, juste à temps pour fêter Noël avec nos amis de Tangara et Laura. Il nous aura fallu presque un mois pour accomplir 850 miles bien difficiles.